A l’étroit, Singapour se construit un avenir souterrain

En quête de plus d’espace pour se développer, la cité-Etat de Singapour a gagné du terrain sur la mer et en hauteur avec des gratte-ciels, mais les urbanistes envisagent désormais une expansion souterraine.

Le pays, qui est l’un des premiers centres financiers d’Asie, a réussi au cours des dernières décennies à planifier méticuleusement sa croissance, évitant l’urbanisation incontrôlée, la surpopulation et les embouteillages monstres de nombreuses métropoles de la région.

Mais alors que sa population de 5,6 millions d’habitants est appelée à croître régulièrement ces prochaines années, les autorités cherchent des solutions pour utiliser au mieux l’espace qui se trouve sous les pieds de ses habitants.

Singapour a déjà construit en sous-sol une autoroute et un système d’air conditionné qui utilise les dernières technologies, mais la ville cherche à abriter encore plus d’infrastructures en profondeur.

“Nous devons étudier les options pour mettre les infrastructures critiques en sous-sol”, explique à l’AFP Abhineet Kaul, un spécialiste de la société de conseil Frost & Sullivan. “Nous avons des besoins croissants pour des espaces industriels, commerciaux, résidentiels et des espaces verts en surface à Singapour”.

Selon un projet de développement publié en mars, les autorités de Singapour veulent transférer en sous-sol des infrastructures, des moyens de transport ainsi que des équipements industriels et de stockage pour gagner du terrain en surface pour de nouveaux bâtiments et permettre une rénovation des quartiers existants.

Mais ils ne vont pas jusqu’à prévoir des habitations souterraines.

Grâce à une technologie en 3D, des cartes du sous-sol de plusieurs zones ont été créées pour aider les urbanistes, selon l’autorité d’aménagement urbain de Singapour.

– Creuser plus profond –

Singapour n’est pas la seule ville à vouloir utiliser au mieux le sous-sol. La capitale finlandaise, Helsinki, a construit des parkings, des centres commerciaux et même des piscines dans des tunnels, tandis qu’à Montréal un réseau piétonnier souterrain atteint 32 kilomètres et est doté de magasins et de restaurants.

Singapour a déjà augmenté sa superficie d’un quart à 720 kilomètres carré en gagnant du terrain sur la mer, avec la plupart des travaux effectués depuis l’indépendance en 1965.

Mais cette méthode devient plus onéreuse dans les zones de mer plus profonde et Singapour ne parvient plus à importer le sable nécessaire alors que de nombreux pays ont mis fin à leurs exportations pour des raisons environnementales.

L’exploitation non régulée du sable érode les plages et les lits des rivières, ce qui met en danger la faune et supprime les protections naturelles face aux inondations.

Transférer des infrastructures en sous-sol est aussi avantageux car cela diminue les besoins de refroidissements et économise de l’énergie dans un pays tropical comme Singapour.

S’agrandir en sous-sol pose cependant de multiples défis dans la cité-Etat où les constructions sont déjà très denses.

“Pour construire en sous-sol normalement on fait exploser la roche, mais au centre-ville ce n’est pas possible”, souligne Chu Jian, professeur d’ingénierie à l’Université technologique Nayang (NTU).

– Refroidissement en sous-sol –

L’un des projets souterrains les plus ambitieux de Singapour jusqu’à présent est un système qui fait circuler de l’eau froide dans des canalisations pour refroidir des bâtiments de Marina Bay, le nouveau front de mer de la ville.

Les bâtiments qui utilisent ce système, plutôt que de se reposer sur l’air conditionné uniquement, ont réduit leur consommation d’énergie de quelque 40%, note Foo Yang Kwang, ingénieur en chef de la compagnie SP Group, qui est derrière ce projet.

Ces bâtiments ont ainsi réduit de 34.500 tonnes par an leurs émissions de dioxyde de carbone, ce qui est équivalent à 10.000 véhicules en moins sur les routes, a-t-il noté.

Singapour a aussi dans ses entrailles une autoroute souterraine de 12 kilomètres, la plus longue d’Asie du Sud-Est, un métro, un dépôt de munitions et des cavernes rocheuses sous les fonds marins dans lesquelles elle a placé ses réserves de pétrole.

L’une de ses universités, NTU, réfléchit quant à elle à construire des laboratoires et des classes en sous-sol.

Au Liban, la lutte de David contre Goliath face aux carrières illégales

Abdallah Haddad a bravé des menaces de mort et lutté des années avant d’obtenir la fermeture de plusieurs carrières illégales dévorant les hauteurs de son village d’Aïn Dara au Liban. Mais la victoire aura été de courte durée.

C’est devant un massif éventré par endroit, raclé à nu à d’autres, que cet homme de 61 ans avait appris “la bonne nouvelle”: fin juillet, la justice avait ordonné la fermeture de 16 carrières – sur les 17 existantes – implantées dans ce village entre le Mont-Liban et la vallée de la Bekaa, près de la réserve du Chouf et de ses emblématiques cèdres.

Fin août toutefois, son avocat déposait une note devant le Parquet dénonçant la reprise de l’extraction.

En 25 ans, plus de 2 millions de mètres carrés ont été détruits dans cette zone, un “crime” contre la montagne, estime M. Haddad.

“La plupart des exploitants n’ont pas de permis ou au mieux travaillent en vertu de documents falsifiés ou périmés”, s’indigne-t-il.

Quand il est rentré vivre dans son pays natal après avoir travaillé des années dans le secteur bancaire en France, ce sexagénaire s’est lancé, avec une poignée d’habitants, dans le combat pour “freiner l’hémorragie”.

“Depuis le début de notre action en 2016, nous avons organisé des sit-in, fait du lobbying et saisi la justice à six reprises”, raconte-t-il à l’AFP.

Une mobilisation risquée: “j’ai reçu des appels téléphoniques de la part d’inconnus menaçant de me +briser les jambes+ ou m’exhortant à ne pas me rendre à Aïn Dara et me menaçant de mort”.

Quand le verdict de fermeture est tombé le 26 juillet, des dizaines de membres de l’armée et de la police ont investi cette zone où des “hommes armés” étaient souvent présents aux abords des carrières.

Ils ont mis sous scellés les carrières concernées, dont un site sensible appartenant à un homme politique influent.

Mais rapidement “la majorité d’entre elles a repris le travail en contournant les scellés”, déplore M. Haddad, évoquant la sortie “quotidienne de plus de 100 camions” chargés de roches.

Au Liban, l’activité des carrières a connu un boom après la guerre civile (1975-1990), quand le pays a entrepris une longue reconstruction.

Chaque année, le Liban exporte aussi des centaines de milliers de tonnes de ciment. Ce secteur s’est imposé au premier rang des productions industrielles post-conflit.

– Corruption –

Les carrières sont règlementées par un décret voté en 2002.

Plus de 1.300 d’entre elles s’égrènent sur 5.000 hectares à travers le territoire, selon un balayage satellitaire effectué par l’armée en 2017.

Mais “seulement une dizaine de sites sont exploités de manière conforme au décret”, avoue un responsable au ministère de l’Environnement ayant requis l’anonymat.

“Le coût de la dégradation environnementale engendrée par les carrières s’élève à 610 millions de dollars par an” (550 millions d’euros), ajoute-t-il.

Les militants dénoncent corruption et indifférence générale. Un climat d’impunité qui s’explique par le fait que plusieurs grands noms du monde politique sont associés aux cimenteries du pays, dont celui du leader druze Walid Joumblatt, actionnaire dans “Sibline”, troisième producteur local.

En juin, cinq personnes avaient été blessées lors d’un sit-in à Aïn Dara. Des “hommes armés” à l’entrée des carrières de Pierre Fattouche et de son frère Nicolas – ex-ministre et député – “nous ont tiré dessus”, affirme le maire, Maroun Badr.

Connu pour sa connivence avec le régime syrien, ancienne puissance de tutelle, et le parti Hezbollah, M. Fattouche a pu exploiter “1 million de mètres carrés en vertu d’un permis accordé en 1994 portant sur 2.000 m2”, déplore Abdallah Haddad.

Sollicité par l’AFP, M. Fattouche n’a pas réagi.

Face au risque d’aggravation du phénomène avec les besoins de la reconstruction attendue en Syrie et en Irak, des défenseurs de l’environnement font front commun dans une Coalition populaire contre les carrières.

Georges Inati, président de l’association des oléiculteurs de Koura (nord) en fait partie. Dans son village de Kfarhazir et ses alentours, des collines surplombant la Méditerranée ont été “défigurées”, laissant place à un paysage lunaire.

Les matériaux extraits alimentent les cimenteries installées à quelques kilomètres, dans la localité côtière de Chekka.

L’exploitation massive des carrières a “condamné les cultures ancestrales d’oliviers, de figuiers et d’amandiers”, fustige-t-il.

“De l’argent est versé à certains partis politiques, membres du clergé et à quelques municipalités pour qu’ils ferment” les yeux sur les abus commis, accuse M. Inati.

Logement: Paris avance vers les 10.000 euros le mètre carré

L’immobilier parisien devrait finir l’année au-dessus des 10.000 euros le mètre carré: ce seuil jamais vu, dont le passage devrait être confirmé ce jeudi, marque une étape symbolique de la flambée des prix dans la capitale, ininterrompue depuis des années.

“Le prix au mètre carré des appartements parisiens (…) approchera 10.200 euros en septembre 2019, dépassant ainsi largement la barre des 10.000 euros”, annonçaient fin juillet les notaires franciliens, dans une note repérée la semaine dernière par le Monde.

Ce sont les notaires qui, de concert avec l’Insee, établissent les chiffres de référence sur l’immobilier ancien français. Ils donneront ce jeudi leur bilan trimestriel.

Celui-ci concernera le second trimestre, au cours duquel les prix parisiens n’ont probablement pas passé le seuil des 10.000 euros. Mais c’est sur la base de leurs contrats préparatoires que les notaires – distinctement de l’Insee – pensent que ce seuil a été passé cet été.

Quelle que soit la date précise, l’évolution de fond est incontestable: les prix des logements parisiens connaissent depuis des années une flambée sans commune mesure avec le reste du territoire.

Il y a dix ans, selon les chiffres des notaires, le mètre carré parisien se vendait à peine plus de 6.000 euros: malgré une pause lors de la première moitié des années 2010, son prix a donc flambé de 66% tandis que, sur toute l’Île-de-France, la progression était bien inférieure à 50%.

Quant au reste des grandes villes françaises, si le marché immobilier est globalement en forme depuis trois ans – les prix bondissent désormais plus vite qu’à Paris dans certaines villes comme Nantes -, il y est bien loin de la capitale: toujours selon les notaires, Bordeaux et Lyon sont les plus chères, mais le mètre carré y est deux fois moins coûteux qu’à Paris pour les appartements.

Même si les acheteurs se déportent sur les départements limitrophes de la capitale – Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-De-Marne -, les prix y restent nettement plus bas: à part des exceptions comme Neuilly-sur-Seine, il suffit de passer le périphérique pour observer de gros écarts.

En revanche, le haut niveau des prix s’homogénéise sur l’ensemble de la capitale: au premier trimestre, tous les arrondissements s’inscrivaient à plus de 8.000 euros le mètre carré.

– Enjeu politique –

L’évolution du marché parisien a des conséquences sociales: “la part des catégories socio-professionnelles les plus favorisées s’est beaucoup renforcée, dans un mouvement lent mais continu”, soulignaient les notaires dans leur note de juillet.

Ils remarquaient que, parmi les nouveaux acquéreurs de logements parisiens, la part des ouvriers et employés s’est réduite à 5% l’an dernier contre 15% vingt ans plus tôt.

Ces conséquences sociales se portent sur le terrain politique et la question du logement promet d’être centrale lors de la campagne des municipales de 2020 où la socialiste Anne Hidalgo remettra son mandat en jeu.

“Quand un professeur, un policier ou une personne qui travaille aux hôpitaux de Paris ne peut pas se loger, cela n’est pas sain”, a estimé dimanche sur Franceinfo Benjamin Griveaux, investi candidat par la République en Marche, le parti présidentiel.

“Quand on a été porte-parole d’un gouvernement qui a baissé l’APL, qui a ponctionné les bailleurs sociaux, qui a traîné des pieds pour remettre l’encadrement des loyers et réguler Airbnb, on se fait un tantinet modeste sur le logement”, a répliqué sur Twitter, Ian Brossat, adjoint communiste au logement de l’actuelle municipalité.

Celle-ci a mené une politique du logement axée sur deux piliers: régulation des prix dans le privé, avec notamment la réintroduction d’un plafonnement des loyers cet été, et renforcement du parc social.

Mais c’est en partie ce dernier élément que les notaires ciblent pour expliquer une situation parisienne non seulement marquée par la flambée des prix mais aussi un recul ou une stagnation persistants du nombre de transactions d’un trimestre à l’autre.

Cette conjonction “tient principalement au manque d’offre”, avait noté en mai la notaire parisienne Elodie Fremont, lors du précédent bilan trimestriel.

“Ce déficit de volume est notamment dû à l’augmentation des logements sociaux à Paris”, avait-elle souligné. “On a plus de logements sociaux et beaucoup moins de logements dans le secteur privé.”

Immobilier : un nouvel éco-PTZ, élargi et plus généreux pour vos rénovations énergétiques

Après un premier coup de jeune en mars et juillet, une seconde cure de jouvence en août. Un décret et un arrêté parus le 20 août 2019 ont sacrément boosté l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), cette aide destinée aux propriétaires engageant des travaux de rénovation énergétique de leur logement. Il faut dire que cette réforme est la bienvenue pour ce prêt, dont les demandes ont chuté de 28% en 2018. Le plafond du PTZ a ainsi été largement rehaussé. Pour la réalisation d’un seul des sept chantiers de rénovation disponibles, les ménages bénéficieront d’un prêt sans intérêt allant jusqu’à 15.000 euros, soit 50% de plus que les 10.000 euros accordés jusque-là. Pour la réalisation de deux types de travaux, le montant d’emprunt maximum est passé de 20.000 euros à 25.000 euros (+25%). Pour les réalisation de 3 travaux ou plus, le plafond ne change pas en revanche, restant à 30.000 euros.

Des aides boostées qui permettent de venir financer un huitième de chantier, petit nouveau inclus dans la liste éligibles depuis le 21 août : la dépose d’une cuve à fioul. Les sept autre travaux éligibles sont les suivants :

  • Installation, régulation ou remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,
  • Installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,
  • Installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable,
  • Isolation de la totalité de la toiture,
  • Isolation d’au moins la moitié de la surface des murs donnant sur l’extérieur,
  • Isolation d’au moins la moitié des parois vitrées et remplacement des portes donnant sur l’extérieur,
  • Isolation des planchers bas.

Quid si les travaux ont déjà été entamés ? Aucune difficulté car le particulier peut maintenant mobiliser a posteriori l’éco-PTZ, dans la limite de trois mois à compter du début des chantier. Sachez également que les critères d’éligibilité des audits énergétiques, nécessaires pour demander un éco-PTZ sur ceux prévus pour le crédit d’impôt transition énergétique (CITE).

Une batterie de simplification déjà appliquée en juillet

Ces coups de pouce actés en août viennent compléter un arsenal de mesures déjà entrées en vigueur ces derniers mois. Depuis le 1er mars, les ménages souhaitant mobiliser un éco-PTZ peuvent le faire pour un seul chantier, et non plus un bouquet de travaux comme c’était le cas avant.

Mieux encore, depuis le 1er juillet, et c’est sans doute l’annonce la plus importante, il est possible de bénéficier d’un prêt sans intérêt pour rénover les logements achevés depuis plus de deux ans. Auparavant, seuls les logements achevés avant le 1er janvier 1990, soit vieux de presque 30 ans, y étaient éligibles. Enfin, la liste des travaux éligibles a aussi été élargie au rénovation de plancher bas. Dans un souci de clarté, le plan de finance 2019 a également introduit une durée unique d’emprunt pour le prêt écologique sans intérêt : 15 ans.

Immobilier : la sulfureuse propriété d’Al Capone en vente à Miami

11,6 millions d’euros ! C’est le prix actuellement affiché pour ce manoir ayant appartenu à Al Capone dans le quartier de Palm Island, surplombant la baie de Miami. Cette villa datant de 1922 vient d’être mise en vente par le réseau immobilier de luxe Barnes.

Le plus célèbre des gangsters américains l’avait acquise en 1928 pour l’équivalent de 40.000 euros en pleine période de la Prohibition, et l’avait conservé jusqu’à sa mort en 1947. C’est notamment entre ces murs que “Scarface” avait organisé le “massacre de la Saint-Valentin” au cours duquel il avait exécuté ses sept principaux rivaux de la mafia de Chicago.

La propriété de 570 mètres carrés, nichée au milieu d’arbres centenaires dans un jardin de 2.800 mètres carrés donnant directement sur la baie, a été entièrement restaurée par son propriétaire actuel, un entrepreneur de l’immobilier d’origine italienne.

La villa possède quatre chambres, une piscine de 18 mètres sur 9- la plus vaste de Miami dans les années 30 -, ainsi qu’un ponton pouvant accueillir des bateaux de plus de 30 mètres de long… Classée, elle se distingue aussi par un cabinet de toilette Art déco qui, parait-il, faisait la fierté d’Al Capone.

 

Immobilier : à Paris, la barre des 10.000 euros le mètre carré a été franchie cet été

Très cher immobilier parisien. “10.000 euros le mètre carré à Paris, (…) cette barre a été atteinte au mois d’août”, a annoncé jeudi le notaire parisien Thierry Delesalle, lors de la présentation de chiffres trimestriels en partie établis avec l’Insee. C’est un record, après des années de flambée, qui devrait se poursuivre dans l’immédiat : d’ici à la fin octobre, en effet, les notaires – qui établissent ces estimations distinctes de l’Insee sur la base de leurs “avants-contrats” – s’attendent à une nouvelle hausse, jusqu’à 10.280 euros le mètre carré en moyenne.

D’autres acteurs privés avaient déjà évoqué le passage des 10.000 euros le mètre carré : le réseau d’agences Century 21 l’a fait dès le début juillet et le site MeilleursAgents, qui compile des données recueillies auprès d’environ une moitié des agents immobiliers français, l’a aussi annoncé début septembre.

Quelle que soit la date précise, l’évolution de fond est incontestable : les prix des logements parisiens connaissent depuis des années un essor sans commune mesure avec le reste du territoire. Selon MeilleursAgents, sur dix ans, les prix n’ont gagné que 10% sur l’ensemble du territoire et qu’un peu moins de 30% dans les 10 autres principales métropoles françaises, contre… 60% à Paris !

Pourquoi cette spécificité ? La réponse se trouve en partie en comparant la situation parisienne à un autre chiffre emblématique donné jeudi par les notaires, cette fois avec l’aval de l’Insee: sur l’année écoulée à la mi-2019, le nombre de transactions a pour la première fois dépassé le million en France, un record. Mais à Paris, c’est la tendance inverse : le nombre annuel de ventes recule (-1% sur un an à fin juin), sans rien changer au bond des prix, témoignant d’une offre de logements à la peine. “La seule explication, c’est que le parc (privé) diminue d’année en année au profit du logement social”, a souligné Thierry Delesalle.

“Cela crée encore un peu plus de tension”, a-t-il conclu, soulignant que les prix parisiens avaient encore pris plus de 6% en un an au deuxième trimestre (contre +3,2% pour l’ensemble de la France). Il note par ailleurs que le marché se déporte plus que jamais sur une petite couronne “archi-dynamique” (les départements limitrophes : 92, 93 et 94).

Le volontarisme en matière de logement social est l’un des deux grands axes de la politique immobilière de la ville de Paris, avec la régulation des prix dans le privé et notamment l’emblématique retour du plafonnement des loyers.

Dans ce contexte, alors que le logement promet d’être au coeur de la campagne des municipales de 2020, pour lesquelles la maire socialiste Anne Hidalgo laisse peu de doute sur sa volonté d’être candidate, un autre point central différencie Paris. Bien plus que les autres grandes villes, les prix y sont déconnectés du niveau de vie des habitants. Leur revenu médian ne permet guère d’acheter plus que 20 mètres carrés, selon les calculs de MeilleursAgents. C’est, par exemple, une différence avec Bordeaux, où les prix ont flambé ces dernières années mais ont fini par se heurter au niveau de vie réel.

“Il y a des moteurs si particuliers à Paris que c’est compliqué de les comparer avec d’autres villes”, soulignait mardi Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents, lors d’une conférence de presse. Le marché immobilier privé y est particulièrement recherché par des investisseurs qui n’habitent pas leur bien : la part des locataires est très élevée, à 70% des logements.

Dans ce contexte, la hausse des prix semble bien partie pour durer bien au-delà de l’automne : “on imagine mal le marché caler à Paris au cours des 12 prochains mois”, a prévenu Thomas Lefebvre, dont le site table sur une nouvelle hausse de 6% d’ici à un an. Mais jusqu’où ira Paris ?

Immobilier: “Aujourd’hui, il faut être deux CSP+ pour acheter à Paris”

“Découragement”, “démotivation”, “peur”: comme Coralie ou Martha, de nombreux actifs en couple, exclus du marché immobilier parisien par la flambée des prix, ressentent une forme de déclassement en s’exilant en banlieue malgré leurs bonnes situations.

Jeune ingénieure comme son compagnon, Coralie a ainsi visité une trentaine d’appartements parisiens en 18 mois, avant de jeter l’éponge. Et puis dans l’ouest des Hauts-de-Seine, en un mois, elle a eu un “coup de coeur” pour un 60 m2 à 360.000 euros.

“Sans être trop exigeant, on a cherché à acheter dans le 18e mais les prix nous ont complètement dissuadés”, raconte-t-elle à l’AFP. “Avec 400.000 euros, on avait 35-40 m2. On pouvait y mettre plus, mais je ne voulais pas m’endetter sur 20 ans, réduire notre confort de vie. J’ai aussi visité des choses insalubres et j’ai mis longtemps à comprendre qu’à Paris, le prix ne dépend pas de l’état du bien.”

Elle se souvient en particulier d’un 35 m2 à 340.000 euros, proche de la Porte de la Chapelle: “Selon le proprio, tout avait été refait. Mais le sol était pourri, c’était peint sur du crépi et dans un quartier où je ne voulais pas être seule. On a beaucoup trié et aussi beaucoup été triés (par les agences immobilières). Acheter, c’est un job à plein temps.”

A 26 ans, Martha commence elle tout juste sa recherche, après s’être vu proposer par sa propriétaire de racheter pour 400.000 euros l’appartement de 35 m2 qu’elle loue en couple dans le IXe arrondissement.

“Plus de 11.000 euros le mètre carré, et encore c’est la fourchette basse du quartier”, s’étrangle-t-elle. “Il y a une barrière psychologique, on a refusé. Elle l’a acheté 380.000 euros début 2019 et va le revendre 430.000 euros via une agence.”

“En trois semaines, on n’a encore rien pu visiter à Paris. On m’a proposé un appartement de 45 m2 dans le XIe à 425.000 euros et il y avait des travaux. Si on cherchait depuis trois mois, on serait découragés. A Paris, c’est complètement hors-sol. On a l’impression de se faire arnaquer, on se sent contraint et forcé de quitter Paris”, enrage-t-elle. “Avant, pour moi c’était inconcevable d’aller en banlieue. Maintenant je préfère avoir plus grand et plus loin pour moins cher.”

– “On ne parle plus d’arrondissements populaires” –

“La demande explose, on ne parle plus d’arrondissements populaires”, reconnaît Yann Jéhanno, président du réseau d’agences immobilières Laforêt, interrogé par l’AFP. “De plus en plus, les Européens peinent à s’offrir leur résidence principale dans leur capitale.”

Ce qui fait évoluer la sociologie des Parisiens. “Aujourd’hui, pour acheter à Paris, il faut être deux CSP+ en couple”, analyse pour l’AFP Thierry Delesalle, porte-parole de la chambre des notaires de Paris. “Les couches CSP+ représentent 85% des habitants. C’est énorme. Paris se vide de ses familles, des écoles ferment.”

En 2015, la tranche la plus aisée de la population représentait 72% de la population active de la capitale, rappelaient fin juillet les Notaires du Grand Paris.

“Un +gap+ se creuse, c’est l’évolution des sociétés occidentales”, indique à l’AFP Richard Tzipine, directeur général de l’agence immobilière de luxe Barnes. “Une partie de la population n’a plus les moyens de se loger à Paris. Il faut sans doute évoluer sur le plan humain.”

Selon l’analyse des Notaires du Grand Paris, 86% des acquéreurs de logements anciens à Paris faisaient partie des CSP+ (les catégories socio-professionnelles les plus favorisées) en 2018, ce qui représente une hausse de 17 points en 20 ans. Cette augmentation s’est opérée au détriment des employés et ouvriers, qui ne représentent plus que 5% des acquéreurs de logements anciens en 2018 contre 15% en 1998.

“On arrive à une fracture territoriale mais les augmentations ne sont pas délirantes”, relativise auprès de l’AFP Rozenn Le Beller, chargé de l’immobilier au Conseil supérieur du notariat. “C’est problématique pour les jeunes actifs et les familles mais le prix de l’immobilier reflète aussi le dynamisme économique d’une ville.”

Le prix du logement a dépassé 10.000 euros/m2 cet été à Paris

Le prix moyen du logement parisien a dépassé les 10.000 euros au mètre carré cet été, ont annoncé jeudi les notaires du Grand Paris, couronnant des années de flambée sans équivalent dans le reste de la France.

“Le prix au m2 des appartements anciens, qui s’est établi à 9.890 euros dans la capitale au 2e trimestre 2019, a dépassé le cap des 10.000 euros le mètre carré au mois d’août”, selon leur communiqué.

Ce chiffre concerne plus précisément les trois mois écoulés à fin août. Il est établi par les notaires à partir de leurs “avants-contrats”, qui donnent une première idée de l’état du marché.

La hausse des prix parisiens ne donne pas de signe de faiblesse, puisque les notaires tablent sur un mètre carré à 10.280 euros à Paris d’ici à fin octobre.

Le passage de ce seuil marque le couronnement de plusieurs années de flambée des prix à Paris: depuis dix ans, ils ont pris quelque 60%, un bond sans commune mesure avec le reste de la France malgré un marché immobilier dans l’ensemble dynamique.

A ce titre, les notaires ont également fait état d’un autre record jeudi, cette fois dans des chiffres établis de concert avec l’Insee: le nombre de transactions a, pour la première fois, dépassé le million sur l’année écoulée en France, à fin juin.

Quant aux prix français, ils ont poursuivi au second trimestre leur tendance globale à la hausse à un rythme semblable à l’année précédente: entre avril et juin, ils ont gagné 3,2% au mètre carré, par rapport à un an plus tôt.

Investir en immobilier : 5 raisons de craquer pour les SCPI

Chacun rêve de se construire un patrimoine immobilier, pour y habiter certes, mais également pour disposer de revenus immobiliers compensatoires, notamment lors de sa retraite. L’idée est également de transmettre ce patrimoine à ses enfants dans le cadre d’une succession réussie. Dans ces conditions, l’attrait des Français pour l’immobilier ne se dément pas. Ainsi que le constate Lionel Benhamou, l’un des associés-fondateurs de La Centrale des SCPI (www.centraledesscpi.com), la plateforme leader dans la distribution de parts de SCPI : «Acheter de l’immobilier, c’est se protéger des aléas de l’existence tandis qu’acheter des actions, c’est prendre le risque de voir ses économies se volatiliser.»

Toutefois, réaliser un investissement immobilier réussi en SCPI passe par une analyse fine des opportunités immobilières puisque, en l’espèce, l’offre est très large. Voici donc 5 raisons d’investir en SCPI même s’il en existe bien évidemment d’autres :

1ère raison d’acheter des SCPI : Choisir les SCPI pour investir en immobilier permet de mutualiser son patrimoine

Une étude a montré qu’en moyenne, les investisseurs immobiliers possèdent entre deux et trois biens immobiliers. Il en découle une mutualisation faible qui peut avoir des conséquences très négatives en cas de défaillance d’un locataire, surtout que les particuliers investissent quasi-exclusivement en immobilier d’habitation. Avec les SCPI, il est possible d’investir dans des dizaines de biens immobiliers, notamment des actifs de grande taille ne pouvant être achetés en direct. La mutualisation des SCPI est d’abord sectorielle puisque, en achetant des parts de SCPI, on investit dans divers types d’actifs (bureaux, commerces, locaux d’activités…). C’est notamment le cas en mettant en portefeuille des parts de la SCPI Épargne Pierre (5.97% net en 2018), gérée par Voisin. Les personnes souhaitant profiter du boom du Grand Paris et d’une diversification géographique en région parisienne peuvent se tourner vers la SCPI Primopierre (4.5% net en 2018), spécialisée dans les bureaux franciliens et gérée par Primonial REIM.

2è raison d’acheter des SCPI : Choisir les SCPI pour investir en immobilier permet de devenir propriétaire à l’étranger

Acheter des parts de SCPI de rendement permet de devenir propriétaire de biens immobiliers situés à l’étranger, à savoir en zone euro et hors zone euro. Les sociétés de gestion de SCPI investissent de plus en plus dans des actifs implantés en dehors de nos frontières afin d’aller chercher de la performance, au sein de territoires hors de portée des particuliers. Après la France, l’Allemagne est la seconde terre d’accueil des SCPI. Il existe des SCPI pure-player Allemagne, c’est-à-dire uniquement investies outre-Rhin. Il en est ainsi de la SCPI Eurovalys (4.5% net en 2018), gérée par Advenis Real Estate Investment Managers. En dehors de la zone euro, la seule SCPI à avoir franchi le pas pour l’instant est la SCPI Corum XL (7.91% net en 2018), gérée par Corum Asset Management. Cette SCPI de rendement a acquis de l’immobilier tertiaire au Royaume-Uni et en Pologne.

3è raison d’acheter des SCPI : Choisir les SCPI pour investir en immobilier offre une rentabilité attrayante

En 2018, le rendement net des SCPI a été en moyenne de 4,35%. C’est beaucoup mieux que l’épargne réglementée puisque le livret A ne rapporte que 0,75% et les contrats d’assurance-vie en euros n’ont délivré en moyenne qu’un maigre 1,80% l’année dernière. Mieux que les 4,35% précités, les meilleures SCPI ont généré pour leurs heureux associés porteurs de parts un rendement oscillant autour de 6% net. En outre, le prix des parts de SCPI est régulièrement revalorisé à la suite des expertises patrimoniales réalisées par des experts indépendants. Pour 2018, la revalorisation moyenne du prix des parts de SCPI a été de 0,82%. Cette revalorisation, s’ajoute mécaniquement aux 4,35% mentionnés.

4è raison d’acheter des SCPI : Choisir les SCPI pour investir en immobilier exonère de toute contrainte de gestion

Ainsi que le remarque Gabriela Kockova, manager au sein de La Centrale des SCPI : «Parmi les personnes qui nous appellent au 01.44.56.00.23 pour bénéficier d’une étude gratuite et personnalisée, beaucoup souhaitent vivre leur investissement immobilier en toute sérénité et ne pas avoir de locataires à gérer.» À la suite d’un achat de parts de SCPI, c’est en effet la société de gestion qui s’occupe de tout, l’investisseur n’ayant rien d’autre à faire que de percevoir ses dividendes mensuellement ou trimestriellement en fonction des SCPI. Les investisseurs en SCPI peuvent donc profiter de leur temps libre et ne pas s’occuper de leurs locataires.

5è raison d’acheter des SCPI : Choisir les SCPI pour investir en immobilier permet de bénéficier d’une ingénierie patrimoniale efficace

Au-delà du rendement, il est nécessaire de penser à l’ingénierie patrimoniale à mettre en œuvre. Il importe en effet de s’interroger sur le mode d’achat de ses parts de SCPI : au comptant, à crédit, en démembrement temporaire de propriété ? L’ingénierie patrimoniale étant la spécialité des experts de La Centrale des SCPI, voici les deux dernières allocations proposées par Grégorie Moulinier, l’un des associés-fondateurs de cette plateforme indépendante pour deux investissements immobiliers réussis de 150.000 euros et de 300.000 euros :

  • 1. Investissement de 150.000 euros au comptant pour un homme de 68 ans qui venait de racheter son contrat d’assurance-vie :
  • 50.000 euros dans la SCPI Corum XL (7.91% net en 2018) dans le cadre d’une diversification patrimoniale en dehors de la zone euro.
  • 50.000 euros dans la SCPI Pierval Santé (5.05% net en 2018), gérée par Euryale Asset Management, pour profiter de la durée très longue des baux signés dans le secteur de la santé.
  • 50.000 euros dans la SCPI Eurovalys (4.5% net en 2018) pour investir dans le secteur des bureaux au sein des grandes métropoles allemandes et profiter d’une fiscalité douce.
  • 2. Investissement au comptant de 300.000 euros reçus en héritage par un couple marié de quinquagénaires :
  • 75.000 euros dans la SCPI Épargne Pierre (5.97% net en 2018) pour bénéficier de la forte diversification de cette SCPI de rendement à l’échelle nationale.
  • 75.000 euros dans la SCPI Corum XL (7.91% net en 2018) pour donner une touche européenne au portefeuille.
  • 75.000 euros dans la SCPI Primopierre (4.5% net en 2018) pour investir dans des bureaux franciliens et profiter du Brexit et du Grand Paris. Le couple a acquis cette SCPI en démembrement temporaire de propriété pour optimiser sa fiscalité.
  • 75.000 euros dans la SCPI Vendôme Régions (6.03% net en 2018), gérée par Norma Capital, pour mutualiser davantage l’investissement dans nos régions. Souhaitant préparer sa retraite, le couple a également acquis cette SCPI en démembrement temporaire de propriété sur 10 ans.

Comme le montrent ces exemples, l’idée est de mixer ses SCPI afin de se constituer un portefeuille le plus varié possible. Seul le recours à des professionnels spécialisés dans la pierre-papier permet de faire coïncider exactement son portefeuille à sa situation personnelle. En effet, avec près de 180 SCPI sur le marché, il est impossible pour un particulier de les connaître toutes. Investir en SCPI offre de multiples avantages, notamment en termes de valorisation de capital et de constitution d’une rentre indexée sur l’inflation. Mieux vaut donc ne pas attendre avant de franchir le pas et faire comme le million de français qui profitent déjà des bonus offerts par l’épargne immobilière assistée, l’autre nom des SCPI.

Avertissement : L’investissement dans une SCPI n’est pas garanti, tant du point de vue des dividendes perçus que de celui de la préservation du capital. Les SCPI dépendent en effet des fluctuations des marchés immobiliers. Avant toute décision d’achat de parts de SCPI, faites-vous conseiller par un professionnel afin d’être certain(e) que ce placement correspond à votre profil patrimonial. Enfin, comme tout investissement immobilier, tenez compte du fait que les SCPI sont des placements de long terme dont la durée de détention minimale ne saurait être inférieure à huit ans.

Avertissement concernant la SCPI Corum XL : Comme tout investissement immobilier, la liquidité de la SCPI CORUM XL est limitée, le capital et les revenus non garantis. Le risque lié aux cours des devises accroît le risque sur les revenus et le capital. Avant tout investissement, vérifiez qu’il est adapté à la situation patrimoniale de l’épargnant et à ses objectifs d’investissements.

Le bâtiment gagne en optimisme pour 2019

Le secteur du bâtiment français devrait connaître une meilleure année 2019 qu’il ne le prévoyait, a estimé mardi sa principale fédération, grâce notamment à une activité plus solide qu’attendu dans le logement neuf.

“C’est une bonne surprise, parce que l’activité tient”, a déclaré Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), à l’occasion d’un bilan de rentrée de l’organisation.

Jusqu’à maintenant, la fédération tablait sur un léger recul (-0,5%) de l’activité du bâtiment français. Désormais, elle s’attend à une légère progression (+1,3%).

Principal facteur à expliquer ce regain d’optimisme, le marché du logement neuf s’est mieux comporté que prévu alors que le secteur s’attendait à une période difficile sur fond de déclin général de la construction d’immeubles et de maisons depuis près de deux ans.

Pour la FFB, cette résistance, particulièrement notable pour les maisons dont les ventes ont rebondi depuis le début d’année et accéléré ces derniers mois, s’explique d’abord par des conditions historiquement favorables de crédit, encouragées par la politique toujours très accommodante de la Banque centrale européenne (BCE).

“Pour une fois, on peut dire merci les banques”, a ironisé M. Chanut. “Personne n’avait envisagé il y a neuf mois qu’il y aurait des taux de crédit qui continueraient à diminuer.”

Selon certains économistes, toutefois, le rebond des ventes de maisons pourrait aussi être dû à un élément ponctuel: un effet d’aubaine avant la suppression probable du prêt à taux zéro (PTZ) l’an prochain dans les zones “détendues”, où domine le logement individuel.

La fédération, qui relève par ailleurs nettement ses prévisions pour la construction hors des logements, fait en revanche état d’un paysage toujours mitigé sur le marché de l’entretien et de la rénovation où elle s’attend à une stagnation annuelle.

“C’est celui aujourd’hui qui nous préoccupe beaucoup parce qu’il est comme chaque année décevant en terme de croissance”, a regretté M. Chanut.

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