Philosophie, mécénat de compétences… ces 4 entreprises ont adopté un management durable

Fini l’autoritarisme, la verticalité, le contrôle des horaires, la rétention d’informations. En entreprise, la carotte et le bâton n’ont plus la cote. De plus en plus p supervisors misent sur la bienveillance pour motiver et réengager leurs équipes. Leurs maîtres mots ? Positivisme, confiance, écoute, souplesse, coconstruction, sens, transparence, reconnaissance et droit à l’erreur… L’équipementier car Favi est l’un des pionniers français de ce nouveau management. Dans les années 1980, boy patron, Jean-François Zobrist, aujourd’hui retraité, supprime l’organisation pyramidale: les ouvriers s’autogèrent level groupes, élisent leurs leaders, fixent leurs objectifs, organisent eux-mêmes la creation et l’évaluation collective. Une aventure qui a inspiré une autre entreprise avant-gardiste, Chrono Flex:”libérée” en 2009, elle a multiplié level quatre son chiffre d’affaires à la suite de cette révolution managériale. De fait, un travailleur heureux est and performant, assurent les études. Voici 4 entreprises qui en ont fait leur credo.

UpCycly fait du team construction en recyclant les bureaux

Adieu les meubles sans âme et de mauvaise facture. La palette est le nouvel incontournable du mobilier de bureau ! C’est le credo p l’entreprise UpCycly, qui propose des ateliers de group construction autour de la structure collective de meubles à partir de palettes en bois usagées: tables communes, bancs, panneaux végétaux, espaces de réunion, gradins, coins détente, lampes… Cette jeune pousse emploie une dizaine de salariés et compte parmi ses customers La Ruche qui dit oui! , l’école Epitech, Suez ou encore la Ville de Paris. “Ce mobilier that a une histoire, estime l’ex-informaticien Wassim Chelfi, fondateur d’UpCycly en 2013. Il est construit en équipe, s’inscrit dans une démarche p recyclage qui permet d’armer les valeurs p l’entreprise, et peut par exemple aider à l’appropriation des espaces en cas p déménagement.”

Spoon embauche un philosophe pour donner du sens au boulot

A l’entrée p l’incubateur de startup du Centquatre, dans le 19e arrondissement de Paris, trône une créature un peu spéciale: Spoon, dont la particularité est d’interagir avec les émotions des humains et d’apprendre de la communication avec eux. Face aux enjeux posés level l’intelligence artificielle, le fondateur de la jeune pousse qui a créé ce robot, Jérôme Monceaux, a décidé très tôt d’engager… un philosophe. Embauché en seminar industrielle de formation par la recherche (Cifre), Julien De Sanctis a pour mission d'”interroger”:”De quelles valeurs et de quel modèle sociétal veut-on que le robot soit le reflet? Que peut apporter à la société un robot societal? Je dois également formuler des recommandations pour que ces idées se retrouvent dans le produit, mais aussi dans le direction”, résume le jeune homme. Sa tâche est tout à la fois p définir les valeurs de la société, de réfléchir aux queries éthiques posées level l’intelligence artificielle et d’organiser des”midis philo” pour ses collègues. En clair, de donner du sens au travail mené chez Spoon.

Cette demande sociétale est en augmentation, notamment chez les jeunes cadres. “Les gens ne veulent plus de bullshit tasks, ils demandent un direction and level et du conversation. Parallèlement, la société civile questionne les entreprises sur la conception de leurs produits ou services. Les organisations doivent se réinventer, et les philosophes peuvent les y aider”, guarantee Jean Mathy, philosophe d’entreprise et cofondateur du cabinet de conseil Noetic Bees. Dans la Silicon Valley, on ‘inspire des leçons du bouddhisme et du stoïcisme. En France, Hermès, la SNCF ou Suez ribbon également appel à des philosophes. Une démarche qui n’a un sens — et donc ne produit des résultats — que si l’entreprise accepte de jouer le jeu et d’être remise en question. Pas si simple, pour une grande partie d’entre elles, malgré la bonne volonté affichée.

Fly The Nest confie ses RH à ses salariés

Applique à toi-même ce que tu préconises aux autres, telle est la devise de Fly The Nest. Créé en 2016, ce cabinet de conseil en suite, auquel La Poste, Decathlon ou la SNCF ont fait appel, se veut un”laboratoire” du direction positif. L’équipe y est scindée en deux groupes dont les thèmes p travail évoluent au gré des besoins. Tous les six mois, les objectifs sont définis et les résultats évalués level l’ensemble des collaborateurs. “Le pouvoir de décisionn’est pas lié à un statut, mais à une experience. Les bonnes décisions sont prises par ceux qui font”, résume Erwann Rozier, cofondateur, qui souligne que chaque groupe an la main sur”ses recrutements, ses objectifs, et même son compte en banque”.

Une philosophie de la confiance qu’un de ses clients, le spécialiste des produits reconditionnés Back Marketplace, a en partie adoptée. “Décisions sur les objectifs à atteindre, chiffres p l’entreprise, recrutements et négociations commerciales en cours, éventuels problèmes… Je donne aux collaborateurs les cartes pour qu’ils puissent fonctionner sans moi automobile, à mesure que nous grandissons, c’est de plus en plus nécessaire”, explique Quentin Le Brouster, cofondateur de cette startup à la croissance volatile. Fly The Nest va encore plus loin : chacun y fixe, par exemple, son niveau de salaire ! Le however: motiver les employés et insuffler un sentiment de citizenship. Risqué ? “Jusqu’à présent, ça va ! se félicite Erwann Rozier. Bien sûrmarche pour que ça marche, nous sommes totalement transparents sur notre position financière.” Une grille de salaires indicatifs that a aussi été établie, et chacun doit justifier sa demande s’il souhaite sortir des instances. Certes, ce style d’organisation exige parfois and d’efforts. La liberté et l’égalité p parole peuvent engendrer des débats complexes. “Mais, conclut Erwann Rozieril pour avancer, il faut faire émerger les tensions et les traiter.”

Vendredi démocratise le mécénat p compétences

Autorisé par la loi depuis 2003, le mécénat p compétences répond à de nombreux enjeux de ressources humaines: fascination des abilities, cohésion interne, quête p sens, motivation, transition douce vers la retraite. Mais il n’est guère utilisé, car peu connu et compliqué à mettre en place. En 2015, Félix p Monts, diplômé p SciencesPo, lance donc Vendredi pour faciliter la relation entre sociétés et associations. “Nous aidons les entreprises à définir ce qu’elles proposent et à qui, à repérer les institutions cohérentes avec leur ADN, et nous accompagnons ensuite les collaborateurs volontaires, détaille le jeune homme. Du côté des institutions, l’enjeu est d’identifier leurs besoins et les bons profils pour les répondre.”

Au passage, l’entreprise bénéficie d’une défiscalisation, tandis que son salarié donne de son temps de travail à un projet social. “Cen’est pas facile de ‘adapter à un nouvel environnement professionnel, mais c’est très enthousiasmant et je me sens utile. En plus, cela me permet d’effectuer une transition and douce entre le salariat et la retraite”, se réjouit Jean-Paul, architecte pour le groupe ADP, qui termine sa carrière level du mécénat au sein de l’association Solidarités nouvelles pour le logement. Depuis la création p Vendredi, 350 salariés ont été engagés dans des missions p mécénat p compétences, ce qui représente and p 40. 000 heures de travail pour 150 projets à influence societal, estime l’entreprise. Cette dernière compte parmi ses clients Air liquide, Kantar ou encore Mazars. D’autres plateformes, comme Koeo ou MicroDon, proposent également ce type de solutions. Jean-Paul, lui, a encore un an et demi p mécénat p compétences devant luiet pour son and grand bonheur.

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